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Pour plus d'informations sur les négociations

30/08/2010 , Nouvelles,

NÉGOCIATIONS 2010-2013


LES GRANDES LIGNES DES ENTENTES DE PRINCIPE
DEMANDES GÉNÉRALES

INSTITUTIONNEL ET COMMERCIAL
INDUSTRIEL
RÉSIDENTIEL
GÉNIE CIVIL ET VOIRIE
TRONC COMMUN



Pour plus d'informations , cliquer sur un des liens:

www.infosnegos.qc.ca

www.cpqmci.org

BONNE FÊTE DU TRAVAIL

27/08/2010 , Nouvelles,

Cette année le congé de la

"Fête du Travail"

est lundi le 6 septembre 2010.  Si vous devez travailler cette journée, les heures sont payées en temps supplémentaire.

 


ENTENTE DE PRINCIPE

27/08/2010 , Nouvelles,

ENTENTE DE PRINCIPE
DANS LES SECTEURS INSTITUTIONNEL-COMMERCIAL ET INDUSTRIEL
 
(Anjou, le 27 août 2010) – À la suite de longs mois de discussions et de négociations parfois difficiles, l’Association de la construction du Québec (ACQ) et l’Alliance syndicale ont conclu, à la suite d’une ultime rencontre la nuit dernière, une entente de principe dans les secteurs institutionnel-commercial et industriel, représentant près de 100 000 travailleurs. 
 
Pour la négociatrice en chef de l’ACQ, les parties patronale et syndicale ont multiplié les efforts dans le but d'éviter une grève générale illimitée le 30 août : « Nous avons poursuivi les discussions après avoir tenu une conférence de presse jeudi matin et nous sommes parvenus à une entente satisfaisante pour les deux parties », a déclaré Lyne Marcoux.
 
Mentionnons que cette entente de principe signifie que les chantiers institutionnels-commerciaux et industriels ne seront pas paralysés lundi matin.
 
Pour sa part, le porte-parole de l’Alliance syndicale, Donald Fortin, estime que l’entente de principe constitue un pas supplémentaire vers la simplification et la modernisation des conventions collectives.  « Nous avons fait preuve d’ouverture afin de donner plus de flexibilité aux employeurs de ces trois secteurs. En contrepartie, les employeurs ont fait des efforts pour améliorer les conditions de travail de leurs salariés. C’est une entente gagnant-gagnant.» Les présidents des cinq associations syndicales constituant l’Alliance  recommanderont  à leurs membres la ratification de cet accord. 

 À propos de l’ACQ
Par le biais de ses différents mandats de promotion et de défense des intérêts des entrepreneurs en construction, l’ACQ représente quelque 15 000 entreprises, qui emploient plus de 100 000 travailleurs. Ses membres, travaillant principalement dans les secteurs institutionnel-commercial et industriel (IC/I), comptent  plus de 55 % des 137 millions d’heures travaillées prévues dans l’industrie en 2010. Selon la Loi R-20,  l’ACQ est l’agent patronal négociateur pour tous les employeurs des secteurs IC/I. Elle est également  présente dans le secteur résidentiel par l’entremise de ses plans de garantie Qualité Habitation et Qualité Rénovation. Pour en savoir plus sur l’ACQ : 
 
À propos de l’Alliance syndicale
L’Alliance syndicale est composée des cinq associations syndicales reconnues dans l’industrie de la construction soit le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), la FTQ-Construction, la CSN-Construction, la CSD Construction et le Syndicat québécois de la construction. L’Alliance représente l’ensemble des travailleurs de la construction.
 
ENTENTE DE PRINCIPE DANS LE SECTEUR RÉSIDENTIEL

(Montréal, le 27 août 2010) – Au tour des porte-parole patronaux et syndicaux du secteur résidentiel d’annoncer la conclusion d’une entente de principe pour l’ensemble des employeurs et des travailleurs qui  oeuvrent dans ce secteur de l’industrie de la construction. Hier soir, les parties, après avoir repris leurs discussions, ont pu arriver à un accord en vue du renouvellement de leur convention collective. Il a fallu cependant attendre à ce matin pour attacher toutes les ficelles de l’entente. 
 
« Cette entente de principe reflète les spécificités du secteur résidentiel et elle respecte nos objectifs fondamentaux » mentionne Éric Cherbaka, directeur général Division membres et industrie et porte-parole de l’APCHQ. 
 
Pour sa part, le porte-parole de l’Alliance syndicale, Donald Fortin, estime que l’entente de principe va permettre aux travailleurs de ce secteur d’améliorer leurs conditions de travail tout en permettant aux employeurs de conserver leur flexibilité afin de répondre aux demandes des consommateurs. C’est une entente gagnant-gagnant ». Les présidents des cinq associations syndicales constituant l’Alliance recommanderont à leurs membres la ratification de cet accord.
 
Mentionnons que cette entente signifie que les chantiers résidentiels ne seront pas paralysés lundi matin.
 
À propos de l’APCHQ
L’APCHQ est l’agent négociateur patronal des relations de travail dans l’industrie de la construction pour le secteur résidentiel. Elle transige avec plus de 17 000 entreprises réunies au sein de 16 bureaux régionaux et couvre 80 % des travaux de construction et de rénovation au Québec; plus de 30 000 salariés oeuvrent au sein du secteur résidentiel. Par sa mission, elle vise à faire valoir le professionnalisme de ses membres et à représenter leurs intérêts afin qu’ils puissent oeuvrer dans le respect des attentes des consommateurs. Elle fait preuve d’un leadership soutenu en matière de recherche et de diffusion d’information en habitation, assure une qualité supérieure de construction et témoigne d’un professionnalisme qui fait sa marque.
 
À propos de l’Alliance syndicale
L’Alliance syndicale est composée des cinq associations syndicales reconnues dans l’industrie de la construction soit le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), la FTQ-Construction, la CSN-Construction, la CSD Construction et le Syndicat québécois de la construction. L’Alliance représente l’ensemble des travailleurs de la construction 
 





 


LES TRAVAILLEURS ONT ASSEZ PAYÉ!

26/08/2010 , Nouvelles,

NÉGOCIATIONS DANS LA CONSTRUCTION
LES TRAVAILLEURS ONT ASSEZ PAYÉ;
LES EMPLOYEURS ONT EU ASSEZ DE TEMPS !

Montréal, le 26 août 2010 ‐ L’Alliance syndicale de la construction rappelle qu’elle met actuellement tout en oeuvre afin d’arriver à un règlement négocié pour éviter de recourir à la grève générale le 30 août prochain. Ainsi, elle déplore que les représentants patronaux de l’ACQ et de l’APCHQ préfèrent s’adresser aux médias plutôt que de s’assoir aux différentes tables de négociations.
 
À cet égard, l’Alliance syndicale attend toujours une réponse de l’ACQ à propos de l’offre de règlement global qu’elle a présentée aux employeurs mardi de cette semaine. Celle‐ci incluait notamment des propositions sur les salaires, les primes et les avantages sociaux. Sur ce dernier point, l’Alliance syndicale se réjouit de l’accord obtenu sur les avantages sociaux. C’est la preuve que des discussions franches sont le meilleur moyen de résoudre des différends. Elle convie les deux associations à  s’en inspirer pour les clauses qui demeurent en suspens.
 
« Nous espérons, que leur conférence de presse étant terminée, l’ACQ et l’APCHQ puissent maintenant  prendre le temps de reprendre les discussions aux tables de négociations! », nous avons hâte de pouvoir enfin présenter aux travailleurs des offres concrètes, car pour l’instant nous n’avons rien de bien solide en main », affirme Donald Fortin, porte‐parole de l’Alliance syndicale.
 
Il rappelle que depuis le début des pourparlers, les négociateurs patronaux tentent de gagner de temps. Manque de disponibilité, autres dossiers plus importants, impossibilité pendant les vacances, bref pendant qu’ils tergiversent les travailleurs et travailleuses de la construction perdent en moyenne 55$ par semaine depuis l’échéance des conventions collectives le 30 avril dernier. C’est beaucoup d’argent pour des travailleurs qui gagnent en moyenne 32 000 $ par année et c’est beaucoup d’économies pour les employeurs.
 
Le secteur résidentiel : toujours l’impasse !

Pour le secteur résidentiel, l’Alliance syndicale a entrepris vendredi dernier des démarches auprès  du directeur de la médiation‐conciliation au ministère du Travail afin qu’un conciliateur accompagne les parties en vue d’un règlement éventuel. L’Alliance a alors exprimé son désir de voir les parties convoquées dans les plus brefs délais. L’Alliance demeure en attente d’une convocation.
 
L’Alliance syndicale de la construction est prête à rencontrer les employeurs jour et nuit d’ici le 30 août pour conclure une entente. Notre objectif à tous est de conclure des conventions collectives correctes au bénéfice de l’ensemble des travailleurs et des employeurs notre industrie.
 
L’Alliance syndicale de la construction est composée des cinq organisations syndicales de la construction et représente l’ensemble des travailleurs et travailleuses de la construction.
 

En grève, le 30 août

25/08/2010 , Nouvelles,

En grève, le 30 août

LE SIGNAL EST ARRIVÉ

Une première
Tous ensembles vers un même but

Pour la première fois de notre histoire, toutes nos associations syndicales sont réunies au sein de l’Alliance pour négocier le renouvellement de nos conventions collectives. Cette unité doit se traduire sur les chantiers. Nous devons former un seul bloc pour conserver des conditions de travail qui ont été acquises par ceux qui nous ont précédés sur les chantiers. Ils se sont battus pour nous, c’est maintenant à notre tour.

Pourquoi se battre ?

Après plus de huit mois de discussions, après l’intervention d’une équipe de médiateurs et de conciliateurs, après des concessions importantes de la part des travailleurs, l’Alliance syndicale estime qu’il y a peu d’espoir de conclure une entente pour le renouvellement des quatre conventions collectives dans l’industrie de la construction.

C’est l’impasse aux tables de négociations ! Nous nous butons à une fin de non-recevoir pour la plupart des demandes syndicales.

À moins d’un revirement majeur au cours des prochains jours, nous n’avons plus d’autres choix que de déclencher une grève le 30 août prochain pour faire entendre raison à nos employeurs.
 
C’est assez !
Une perte de près de 1000 $
pour chaque travailleur

Malgré toute notre bonne volonté et notre entière disponibilité, les négociateurs de l’ACQ et de l’APCHQ ont sans cesse chercher à gagner du temps depuis le début des discussions. Ainsi, l’Alliance estime que depuis l’expiration des conventions collectives, le 30 avril dernier, chaque travailleur perd en moyenne 55 $ par semaine en augmentations de toutes sortes.

Comme la loi interdit de négocier toute clause de rétroactivité, ce sont les travailleurs qui paient pour la lenteur patronale.

Les enjeux

SECTEUR RÉSIDENTIEL
L’APCHQ : prête à nous essayer !
Voilà la réponse des négociateurs du secteur résidentiel quand nous leur demandons de réduire l’écart qui existe entre les travailleurs du résidentiel léger et ceux des autres secteurs. L’Alliance a proposé à l’APCHQ plusieurs mesures pour atteindre cet objectif. Aucune ouverture de leur part, c’est une fin de non-recevoir. De plus, l’APCHQ refuse systématiquement d’abolir le mécanisme des réserves d’heures qui dans les faits n’a jamais permis de réduire le travail au noir.

 
SECTEUR INSTITUTIONNEL-COMMERCIAL /
SECTEUR INDUSTRIEL

Une négociation à sens unique !
Dans le secteur institutionnel-commercial, l’Association de la construction du Québec (ACQ) se vante d’avoir réglé la plupart des clauses des conventions
collectives. Or, dans les faits, si cela est exact qu’elle a réglé la majorité de ses demandes, l’ACQ maintient une fin de non-recevoir pour la quasi-totalité des demandes syndicales.

Parmi celles-ci, en 2010, nous devons encore nous battre pour maintenir nos acquis et réclamer des employeurs des lieux d’aisance chauffés, des roulottes pour dîner, un encadrement plus sécuritaire lors travaux exécutés aux grands froids ou aux grandes chaleurs,… À cela, il faut ajouter un déficit de 1,9 milliard $ à notre régime de retraite que nous devons combler pour conserver nos rentes à niveau décent.

Dans le secteur industriel, l’ACQ adopte une position très dure. Elle nous propose rien de moins que l’abolition pure et simple du secteur industriel lourd, ce qui signifie la perte de toutes les primes s’y rattachant, comme celle du temps de présentation au travail, sans aucune compensation pour les travailleurs.

De plus, l’ACQ continue de vouloir nous imposer la rémunération des heures supplémentaires à temps et demi au lieu du temps double dans ces trois secteurs et n’a présenté aucune proposition formelle pour les augmentations salariales et le déficit du régime de retraite.

SECTEUR GÉNIE CIVIL ET VOIRIE

Tout n’est pas terminé !
Même si une entente de principe sur les clauses générales a été conclue le 21 juin dans ce secteur, celle-ci est conditionnelle à un accord aux tables de négociations particulières à chaque métier ou occupation et à la table de négociation chargée de
négocier les clauses communes aux quatre secteurs de l’industrie de la construction.

Le régime de retraite : un trou de 1,9 milliard $ à combler
Les régimes d’assurances et de retraite font partie de ce tronc commun et aucune entente ne pointe à l’horizon pour combler l’important déficit de 1,9 milliard $ dans notre caisse de retraite. Les travailleurs du secteur génie civil et voirie doivent se joindre aux moyens de pression afin de régler avec les autres travailleurs le sous-financement de cette caisse de retraite.

 
La clause particulière

L’ACQ veut régler ses problèmes, mais refuse de régler les nôtres

Dans chaque convention collective, il y a des dispositions particulières à chaque métier, spécialité ou occupation qui permettent d’adapter les conditions de travail à votre situation.
 
Fidèle à son attitude arrogante, l’ACQ est d’accord pour mener des négociations avec les métiers, spécialités ou occupations qui causent problème aux employeurs, mais refuse catégoriquement d’entreprendre des discussions avec les travailleurs des métiers, spécialités ou occupants qui ont des situations à régler avec leurs employeurs.
 
Tout au long des discussions, l’ACQ nous a démontré une attitude intransigeante qui ne tient pas compte des besoins des travailleurs. Pour elle, seuls les employeurs et le profit comptent.

 
Soyons solidaires !

Nous demandons à chacun d’entre vous de respecter le mot d’ordre de grève générale. Plus ce mot sera suivi, moins la grève risque d’être longue.
L’industrie de la construction n’est pas une usine fermée. Vous n’êtes pas rattaché à un seul secteur. Pour la plupart d’entre vous, à un moment donné ou l’autre de votre carrière, vous irez travailler dans les autres secteurs. C’est pour cette raison que nous devons avancer tous ensemble et ne pas laisser les travailleurs d’un secteur seuls avec leurs problèmes ! La prochaine fois, c’est peut-être votre secteur qui aura besoin des autres.
 
Le comité de stratégie à l’œuvre
L’Alliance a formé un comité de stratégie composé de représentants venant des cinq associations syndicales présentes dans l’industrie de la construction. Les décisions sont prises sur une base de consensus. Suivez les mots d’ordre du comité ! Ce comité coordonne les efforts, s’assure que tout se déroule correctement et que rien n’a été oublié.

 
Soyez nos yeux !

N’hésitez pas à communiquer avec votre association syndicale, votre section locale, votre agent d’affaires ou votre représentant pour rapporter toute situation anormale ou encore pour donner un coup de main lors de la mise en œuvre des moyens de pressions.
 
www.infosnegos.qc.ca

NÉGOTIATIONS DANS LA CONSTRUCTION

23/08/2010 , Nouvelles,

NÉGOCIATIONS DANS LA CONSTRUCTION
L’ALLIANCE SYNDICALE RAPPELLE LES EMPLOYEURS À L’ORDRE

(Montréal, le 23 août 2010) Alors que les négociateurs syndicaux se concentraient sur la reprise des négociations et respectaient leur engagement pris devant le conciliateur de ne pas négocier sur la place publique, l’Association de la construction du Québec (ACQ), en profitait aujourd’hui pour attaquer l’Alliance syndicale dans les médias. « C’est irresponsable de la part de l’ACQ. Nous aurions pensé que la reprise de discussions intenses avec la partie patronale aurait permis un certain déblocage et une amélioration du climat, mais rien n’est  moins sûr après les propos provocateurs de l’ACQ », juge le porte‐parole de l’Alliance, Donald Fortin.
 
Jusqu'à aujourd’hui, l’Alliance estime avoir fait preuve d’une grande patience et démontré beaucoup de retenues dans ses déclarations. Cependant, l’ACQ, par le biais de sa porteparole, Lyne Marcoux, continue de déformer les revendications syndicales et de semer la confusion. « Dans son communiqué du 23 août, l ’ACQ affirme que nos demandes salariales sont supérieures à celles que nous avons déposées en juin dernier. C’est faux ! », s’insurge Donald Fortin. De plus elle  omet de préciser que l’Alliance syndicale a consenti aux employeurs des concessions très importantes, mais les offres salariales faites par les employeurs sont très loin de satisfaire les attentes des travailleurs de ces trois secteurs. De plus, ces offres feraient en sorte d’établir un écart avec les salaires qui seront versés dans le secteur génie civil et voirie à la suite de l'entente de principe intervenue le 21 juin dernier.
 
Par ailleurs, contrairement à l’ACQ qui demande l’intervention de la ministre du Travail, Lise Thériault, l’Alliance syndicale estime que le gouvernement a fait son travail en maintenant le conciliateur dans le dossier. «Tout est en place, n’en tient plus qu’à l’ACQ d’agir de bonne foi», insiste M. Fortin.
 
Le porte‐parole syndical espère toujours qu’une entente pourra mettre fin aux menaces de grève qui pèsent sur l’industrie de la construction. Il précise cependant que les travailleurs se sont clairement prononcés en faveur d’une grève générale advenant le cas où aucune entente raisonnable ne serait possible. « Les travailleurs ont été dûment convoqués à des assemblées par les cinq associations syndicales formant l’Alliance. Des dizaines et des dizaines de rencontres ont eu lieu. Les travailleurs se sont prononcés et l’Alliance appliquera ce mandat », confirme Donald Fortin. L’Alliance syndicale réitère sa volonté de tout mettre en oeuvre pour éviter un affrontement le 30 août, mais appelle l’ACQ à un peu de bon sens et à un peu de modération dans ses propos.

 

COMMUNIQUE ALLIANCE SYNDICALE

18/08/2010 , Nouvelles,

Pour diffusion immédiate
À MOINS D’UN REVIREMENT MAJEUR,
LES TRAVAILLEURS DE LA CONSTRUCTION DÉCLENCHERONT LA GRÈVE

(Montréal, le 17 août 2010) L’Alliance syndicale confirme qu’après plus de huit mois de discussions elle n’a plus beaucoup d’espoir d’en arriver à des ententes pour le
renouvellement des quatre conventions collectives dans l’industrie de la construction. Donc à moins d’un revirement majeur, les travailleurs de l’industrie de la construction n’ont d’autres choix que d’entreprendre dès demain une série de moyens de pression qui les mènera à une grève générale le 30 août prochain.
 
Selon le porte‐parole syndical, Donald Fortin, malgré l’intervention d’une équipe de médiateurs et de conciliateurs et après des concessions importantes de la part des travailleurs, c’est l’impasse aux tables de négociations! L’Alliance se bute à une fin de nonrecevoir pour  la plupart des demandes syndicales.
 
Pour chacun des secteurs de cette industrie, les enjeux sont de taille.

Dans le secteur résidentiel
Les employeurs, représentés par l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ), refusent systématiquement toute mesure qui aurait pour effet de réduire les écarts salariaux importants qui existent entre les travailleurs du secteur résidentiel léger (structure en bois de quatre étages et moins) et les autres salariés de la construction. De plus, l’APCHQ refuse systématiquement d’abolir un mécanisme des réserves d’heures qui dans les faits n’a jamais permis de réduire le travail au noir dans ce secteur.

Dans le secteur institutionnel‐commercial et le secteur industriel

Dans le secteur institutionnel‐commercial
, l’Association de la construction du Québec (ACQ) se vante d’avoir réglé la plupart des clauses des conventions collectives. Or, dans les faits, si cela est exact qu’elle a réglé la majorité de ses demandes, l’ACQ maintient une fin de nonrecevoir pour la quasi‐totalité des demandes syndicales.

Dans le secteur industriel
, l’ACQ adopte une position très dure. Elle propose l’abolition pure et simple du sous‐secteur de l’industrie lourde, ce qui signifie la perte de toutes les primes s’y rattachant, sans aucune compensation pour les travailleurs.

De plus, l’ACQ continue de vouloir imposer la rémunération des heures supplémentaires à temps et demi au lieu du temps double dans ces trois secteurs et n’a présenté aucune proposition formelle pour les augmentations salariales et le déficit du régime de retraite. Elle mène une négociation à sens unique !

Dans le secteur génie civil & voirie
Malgré qu’une entente de principe sur les clauses générales ait été conclue le 21 juin, celleci est conditionnelle à un accord aux tables de négociations particulières à chaque métier ou occupation dans ce secteur et à la table de négociation chargée de négocier les clauses communes aux quatre secteurs de l’industrie de la construction. Les régimes d’assurances et de retraite font partie de ce tronc commun et aucune entente ne pointe à l’horizon pour combler un important déficit dans la caisse de retraite des travailleurs de la construction. Comme la loi interdit tout recours à la grève pour régler un différend au tronc commun, les travailleurs du secteur génie et civil doivent se joindre aux moyens de pression afin de régler le sous‐financement de leur caisse de retraite qui accuse un trou de 1,9 milliard $.

L’Alliance syndicale
Les membres de l’Alliance syndicale, formée par le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction – International, la CSD Construction, la CSN‐Construction, le Syndicat québécois de la construction (SQC) et la FTQ‐Construction, ont déjà obtenu un mandat de grève de la part de leurs membres respectifs. Au cours des prochains jours, chaque association va joindre ses troupes pour faire l’état de la situation. L’Alliance prévoit d’ailleurs envoyer à chaque travailleur un résumé de la situation. Le comité de stratégie de l’Alliance est à l’oeuvre. Il a déjà commencé à mobiliser les troupes un peu partout au Québec. D’ici là, l’Alliance syndicale invite les employeurs à tenter un ultime effort afin d’arriver à une entente avant la date fatidique du 30 août.

 

Mise à jour de l'état des négociations

12/07/2010 , Nouvelles,

L’Alliance intensifie sa présence sur les chantiers

Aujourd’hui le 6 juillet 2010, les représentants des cinq associations faisant partie de l’Alliance syndicale de la construction ont fait des visites remarquées sur plusieurs chantiers de la région de Montréal. Cette intensification de la présence de l’Alliance syndicale sur les chantiers fait suite à la rencontre extraordinaire des représentants qui a eu lieu la semaine dernière.

Rappelons que dans le secteur institutionnel, commercial et industriel et le secteur résidentiel, les négociations demeurent difficiles. Il existe toujours un écart très important entre les parties. Mais plus les employeurs tardent à conclure des ententes, plus les pertes sont importantes pour les travailleurs, car on le sait, il n’y a pas de rétroactivité dans la construction. La Loi l’interdit. Depuis l’expiration des conventions collectives en avril 2010, l’Alliance estime que les travailleurs ont été privés de quelque 40 millions de dollars en augmentation de toutes sortes au cours des mois de mai et juin : une perte de 55 $ par semaine pour chaque travailleur.

Faut que ça se règle! Le signal s’en vient!

Au cours des prochains jours, les représentants de l’Alliance seront plus actifs sur certains chantiers partout en province. Le message est clair : les travailleurs et travailleuses de la construction veulent un règlement de leurs conventions collectives le plus rapidement possible! Pour atteindre cet objectif, les employeurs devront ouvrir les discussions pour chercher la conclusion d’une entente.

Une rencontre historique des représentants syndicaux de l’Alliance

Ce sont près de 300 représentants syndicaux de l’Alliance, provenant de toutes les régions du Québec et de tous les métiers et occupations, qui ont assisté à une rencontre hier afin de faire le point sur l’état actuel des négociations.

Chaque porte-parole des comités sectoriels a dressé un bilan sur la situation des négociations.

Les membres du comité central y ont communiqué la ligne de conduite pour les prochaines semaines. Ainsi, tant et aussi longtemps que des progrès seront notés aux différentes tables de négociations, il n’y aura aucun moyen de pression ni même de grève. Toutefois, l’Alliance ne passera pas tout l’été à discuter, il faut que ça se règle au plus vite.

Cette rencontre demeurera un évènement marquant dans l’histoire de l’industrie de la construction puisque, pour la première fois, les cinq associations syndicales étaient réunies pour une même cause soit : des conventions collectives signées. 

www.infosnegos.qc.ca

GÉNIE CIVIL ET VOIRIE :
une partie du chemin est complétée
(Le 29 juin 2010) Une entente de principe est intervenue entre l’Alliance syndicale et l’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ) sur la base des recommandations du conciliateur nommé par le ministre du Travail pour le renouvellement de la convention collective des 35 200 travailleurs et 2 257 employeurs oeuvrant dans ce secteur.

Cette entente, qui porte sur les clauses générales, est cependant conditionnelle à la négociation des dispositions particulières à chaque métier, spécialité ou occupation et à celles touchant la carte Médic Construction (assurances) et la retraite. Le processus de négociation aux tables particulières s’enclenchera au cours des prochains jours.

Tout n’est pas terminé !


RIEN NE VA PLUS DANS LES AUTRES SECTEURS
Dans les trois autres secteurs, les négociations demeurent très difficiles. Il existe toujours un écart très important entre les parties. Mais plus les employeurs tardent à conclure des ententes, plus les pertes sont importantes pour les travailleurs, car on le sait, il n’y a pas de rétroactivité dans la construction. La Loi l’interdit.

Depuis l’expiration des conventions collectives en avril 2010, l’Alliance estime que les travailleurs ont été privés de quelque 40 millions de dollars en augmentation de toutes sortes au cours des mois de mai et juin : une perte de 55 $ par semaine pour chaque travailleur. Et ça continue d’augmenter tous les jours. C’est pour cette raison, qu’il faut que ça cesse ! Vos employeurs doivent s’en mêler !

Faut que ça se règle ! Le signal s’en vient !

Demandez à vos employeurs d’intervenir auprès de leurs associations patronales respectives pour passer le message suivant :

• Les négociateurs patronaux doivent ouvrir les discussions pour chercher la conclusion d’une entente.

• L’Alliance syndicale ne déclenchera pas de grève générale si des progrès significatifs sont enregistrés lors des négociations.

• Le recours à une grève entraînera pour les employeurs un coût supérieur à celui d’un règlement rapide. Nous voudrons reprendre les sommes que nous perdons chaque semaine depuis l’expiration de nos conventions.

INSTITUTIONNEL/COMMERCIAL ET INDUSTRIEL :
c’est l’impasse !

L’Association de la construction du Québec (ACQ) maintient des demandes qui constituent des reculs importants pour les travailleurs, dont :

• Le retour au temps et demi dans la rémunération des heures supplémentaires.

• Des augmentations de salaire insuffisantes (1 % la première année, 2 % les années suivantes).

• Aucune amélioration pour les travailleurs du secteur industriel.

RÉSIDENTIEL : ça avance à pas de tortue !

L’Association provinciale des constructeurs en habitations du Québec APCHQ) :

• Continue à vouloir maintenir les écarts de salaire qui existent entre le résidentiel léger et le lourd.

• Refuse de verser les augmentations de salaire aux travailleurs du résidentiel léger en même temps que celles des autres travailleurs de l’industrie. Dans le résidentiel léger, les augmentations de salaire sont versées à la fin décembre, soit huit mois plus tard que dans les autres secteurs.
Pour l’ACQ, les travailleurs de la construction sont très bien traités.
 
Voyons ce qu’il en est réellement :

Selon L'ACQ Ce qu'elle ne dit pas
Le salaire horaire moyen est de 29,30 $ pour un compagnon et de 17,50 $ pour une apprenti. Malgré ces taux, notre salaire annuel moyen était de 30 982 $ en 2009. Les travailleurs méritent mieux que ca!
Si nous sommes plus productif, ça donnera plus d'heures travaillées aux salairés. Malgré une activité sans précédent, notre moyenne d’heures travaillées demeure sous le seuil de 1 000 heures par année. En 2009, la moyenne était de 919 heures, ce qui représente un peu moins de 6 mois de travail.
Le régime d’assurances est généreux. Il faut quand même enregistrer 1 500 heures par année pour obtenir une bonne protection. Pas facile à atteindre quand on travaille moins de 6 mois par année !
L’employeur contribue à plus de 10 % du salaire horaire au fonds de retraite.
 
Les travailleurs ne sont pas en reste, puisque plusieurs groupes versent près de 8% de leur taux de salaire à leur retraite. Nous avons cependant un déficit de 1,9 milliard $ à combler.
Les travailleurs de la construction sont bien traités.
 
Travail aux intempéries, dans des environnement souvent difficiles, dans des délais serrés, voilà le quotidien des travailleurs. Pas surprenant que la construction soit l’industries la plus dangereuse au Québec. Elle représente 5% de la main-d’œuvre, mais elle a enregistré 25% de tous les décès reliés au travail.
L’ACQ recherche une amélioration de la productivité.
 
Pourtant à l’échelle canadienne, selon le Centre d’études des niveaux de vie, les travailleurs de la construction du Québec sont les plus productifs au pays. Ils sont compétents parce que bien formés et bien formés parce que syndiqués.


 

suite états des négociations

11/07/2010 , Nouvelles,

 Le signal s’en vient ! Le signal s’en vient !
 
L’Alliance syndicale veut une négociation
de bonne foi. Nous sommes prêts à discuter,
mais l’heure d’un règlement a sonné !

L'heure d'un règlement à sonné pour les 146 000 travailleurs de la construction

(Montréal, le 29 juin 2010) Aujourd’hui, lors d’un point de presse, l’Alliance syndicale, formée par le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction – International, la CSD Construction, la CSN‐Construction, le Syndicat québécois de la construction (SQC) et la FTQ-Construction a fait le point sur l’état de la situation des négociations dans l’industrie de la construction.
Le porte-parole de l’Alliance syndicale, Donald Fortin, a d’entrée de jeu mentionné qu’il n’y aurait pas de grèves, si des progrès significatifs sont enregistrés aux tables de négociations. Cependant, il a précisé que les associations patronales, principalement l’Association de la construction du Québec (ACQ) et l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ), devront se mettre au travail et négocier plus sérieusement.
 
Dans le secteur résidentiel, il précise qu’au cours des derniers jours, les négociateurs de l’Alliance syndicale ont présenté à l’APCHQ une nouvelle proposition afin de permettre un règlement dans ce secteur. Mais l’association patronale leur a réservé une fin de non-recevoir. Le cœur du litige demeure donc toujours le maintien d’écarts de salaire importants entre les travailleurs qui œuvrent dans le résidentiel léger et ceux du résidentiel lourd.

Pour ce qui est de la situation dans les secteurs institutionnel/commercial et industriel, M. Fortin dénonce l’ACQ, qui sous prétexte de vouloir augmenter la productivité, maintient des offres qui sabrent dans plusieurs droits acquis par des hommes et des femmes, dont le salaire annuel moyen se situe à 31 000 $ et qui arrivent à peine à travailler six mois par année. Retour à la rémunération à temps et demi pour les heures supplémentaires, aucune amélioration pour le secteur industriel, une mince augmentation de 1 % la première année, aucune offre pour le régime de retraite aux prises avec un déficit de 1,9 $ milliard ; voilà quelques indications de l’offre de l’ACQ.
 
D’après le syndicaliste, la façon la plus efficace d’accroître la productivité n’est pas de réduire les Conditions de travail, mais de mieux organiser le travail, de mieux le planifier, de mieux choisir et de mieux gérer l’utilisation des équipements et des outils, etc.

L’Alliance syndicale estime que les travailleurs de la construction du Québec sont très conscients de la nécessité d’améliorer la performance de leur industrie. Par exemple, dans les derniers mois, ils ont participé activement à l’amélioration des règles de gestion de main-d’œuvre. Ils ont réformé leur régime d’apprentissage. Ils s’inscrivent massivement à des activités de perfectionnement et de recyclage. Bref, ils interviennent là où ça donne vraiment des gains de productivité. Pas surprenant qu’ils aient acquis une réputation d’excellence à travers tout le pays. Selon une étude récente du Centre d'étude des niveaux de vie, le Québec se démarque dans l’industrie de la construction et a de loin la plus haute productivité de toutes les provinces ; soit une valeur de productivité horaire de 39,91$ (117,8 % de la moyenne nationale).
 
L’Alliance syndicale indique qu’elle est prête à en faire encore plus, mais elle préconise l’amélioration de la productivité par un partenariat entre les employeurs et les travailleurs. Selon le porte-parole syndical, Donald Fortin, « pour être efficaces et durables, les mesures doivent être profitables pour les deux parties. Là-dessus, l’Alliance est prête à faire preuve de beaucoup d’ouverture, mais n’acceptera pas que les travailleurs soient les seuls à faire les frais d’une vision patronale étroite où seul le profit des entreprises est visé.»

Les travailleurs de la construction demandent aux employeurs de donner un mandat clair à leurs négociateurs pour conclure et finaliser les ententes qui permettront le renouvellement des quatre conventions collectives. Les quelque 300 représentants syndicaux de toutes les associations syndicales formant l’Alliance syndicale ont d’ailleurs reçu le mandat de communiquer avec les employeurs à travers tout le Québec pour leur passer ce message : l’heure d’un règlement a sonné ! Ils doivent comprendre que comme la loi interdit tout règlement rétroactif dans la construction, plus la conclusion d’ententes retarde, plus les travailleurs sont privés de leurs augmentations. L’Alliance estime que les travailleurs perdent 20 $ millions chaque mois depuis l’expiration des conventions collectives, soit 55 $ par semaine pour chaque travailleur. Il est évident que si l’Alliance syndicale doit recourir à la grève, celle-ci entraînera pour les employeurs un coût supérieur à celui d’un règlement rapide.
 
La balle est maintenant dans le camp des employeurs. L’Alliance est disponible sept jours sur sept pour chercher des pistes de règlement. Elle estime qu’il est encore possible de trouver un terrain de compromis, mais que le temps est venu de conclure des ententes.

CSST

05/07/2010 , Nouvelles,

www.csst.qc.ca

 


Assurance-emploi et grève/lock-out

25/06/2010 , Nouvelles,

Assurance‐emploi et grève/lock out

Le sprint final des négociations bat son plein et les divers comités de négociation sectoriels de l’Alliance font tout en leur pouvoir pour en arriver à une entente signée le plus rapidement possible.

Depuis avril, les associations, membres de l’Alliance syndicale, ont enclenché leurs processus de consultations afin d’informer leurs membres ou ceux de leurs sections locales affiliées et obtenir des mandats de grève. De leur côté, les associations patronales ont fait de même en allant chercher des mandats de lock‐out auprès de leurs membres.

Nous sommes conscients que cette situation peut créer un sentiment d’incertitude chez les travailleurs sur les chantiers et chez ceux qui sont présentement sur l’assurance‐emploi. De nombreuses questions nous sont adressées afin de connaître le traitement que l’assurance‐emploi réserve aux travailleurs lors d’un conflit collectif. Voici donc un court résumé et certains extraits, tirés du site web de l’assurance emploi concernant l’admissibilité à l’assurance emploi en cas de conflit collectif. Vous pouvez d’ailleurs consulter les textes en allant à l’adresse suivante:
http://www.servicecanada.gc.ca/fra/ae/guide

Conflits de travail
Nous avons allégé ou précisé certaines parties des textes tirés du Guide Lorsqu'une grève, un lock‐out ou toute autre forme de conflit de travail vous fait perdre votre emploi ou vous empêche de travailler, vous n'avez habituellement pas droit à des prestations d'assurance emploi.

Si vous participez à un conflit de travail, vous n’êtes pas admissible à l'assurance-emploi jusqu'à ce que:

     • la grève ou le lock‐out soit terminé;
     • vous ayez trouvé un autre emploi régulier pour  lequel   vous payez des cotisations d'assurance‐emploi

Cependant, si vous aviez déjà pris des dispositions pour obtenir un congé approuvé avant le début de l'arrêt de travail, par exemple, un congé de maladie, un congé de maternité, un congé parental ou une formation autorisée, vous pouvez encore être admissible à des prestations d'assurance‐emploi.

Vous pourriez toutefois avoir droit à des prestations si :

     • vous ne participez pas au conflit;
     • vous ne contribuez pas directement au financement du conflit;
     • vous n'êtes pas directement touché par le conflit, c’est‐à‐dire l'issue du conflit ne changera rien à votre salaire ni à vos conditions de travail.

Mise à pied avant l'arrêt de travail
(Les soulignés sont de nous)

«Le fait qu'au moment de la mise à pied d'un ou de plusieurs employés, un conflit soit en cours et un arrêt de travail imminent, peut n'être dû qu'au simple effet du hasard et n'avoir aucun lien avec la décision de l'employeur de licencier une partie de son personnel. La même situation peut se produire lorsqu'un employeur annule le rappel prévu d'un certain nombre de ses employés. Il va de soi que ces cas ne sont aucunement visés par les dispositions relatives aux conflits collectifs.

Il en va tout autrement lorsque la décision de mise à pied ou d'annulation du rappel est liée à l'existence d'un conflit collectif et à certains indices révélant l'imminence d'un arrêt de travail. Cette relation peut être la conséquence d'éléments externes tels que la rupture d'un contrat ou le report de commandes par une clientèle qui, étant donné les circonstances, craint que celles‐ci ne puissent être remplies dans les délais requis ou qui appuie une campagne de boycottage orchestrée par le syndicat. Elle peut également être le fait de considérations internes en réaction par exemple à certaines initiatives des travailleurs, telles qu'un ralentissement de travail, ou en
prévision de difficultés de fonctionnement suite à des bris provoqués d'équipement. Il n'est d'ailleurs pas rare dans ce contexte que des employés soient suspendus ou congédiés du fait de leur implication dans ces incidents, même avant que ne survienne un arrêt de travail (1).

Bien que le libellé des dispositions relatives aux conflits collectifs (2) ne porte expressément que sur la perte d'un emploi ou l'incapacité de reprendre un emploi à cause d'un arrêt de travail, la jurisprudence n'en a pas moins toujours privilégié l'interprétation selon laquelle ces dispositions peuvent aussi s'appliquer en prévision d'un arrêt de travail; il suffit que soit démontrée une relation de cause à effet entre ces événements et l'arrêt de travail, même si cet arrêt est seulement imminent. Sont souvent des indices révélateurs en ce sens le nombre de jours écoulés entre la mise à pied ou l'annulation du rappel et l'arrêt de travail ainsi que le fait qu'un mandat de grève ait été donné au comité exécutif syndical.(…)».

Voici deux mises en situation pour vous aider à mieux comprendre

Situation 1 :

Un travailleur qui reçoit de l’assurance‐emploi depuis au moins quelques semaines avant un lock‐out ou une grève

Il faut premièrement savoir que dès qu’il y a lock‐out ou grève, l’assurance emploi suspend automatiquement et de façon temporaire, tout versement, le temps de faire enquête. Cette enquête vise à faire la lumière sur la raison pour laquelle un travailleur a quitté son emploi (raison inscrite sur le relevé d’emploi) et vérifier si celui‐ci est toujours disponible à travailler. Ici, on veut vérifier si le travailleur a quitté à cause d’un manque de travail ou de la fin des travaux ou bien s’il a quitté volontairement son emploi.

Situation 2 :

Un travailleur qui fait sa demande d’assurance‐emploi quelques jours avant un lock‐out ou une grève en prévision de celle‐ci.

Tout comme dans l’autre mise en situation, dès qu’il y a lock‐out ou grève, l’assurance emploi suspend automatiquement et de façon temporaire, tout versement, le temps de faire enquête. Dans cette situation, il appartiendra au travailleur de démontrer qu’il n’avait effectivement plus de travail pour lui chez son employeur/ ou que les travaux étaient terminés et qu’il n’a pas effectué sa demandeen prévision de la grève.

Advenant le cas ou l’employeur répondait aux enquêteurs de l’assurance‐emploi que le travailleur a demandé son relevé d’emploi car il appréhendait le lock‐out ou la grève, le rravailleur n’aurait pas accès aux prestations d’assurance‐emploi.

Nous espérons que ces quelques éléments vous aideront à répondre aux travailleurs sur ces questions.

Négociations

22/06/2010 , Nouvelles,

UNE PREMIÈRE DANS L’INDUSTRIE DE LA CONSTRUCTION
FRONT COMMUN DES CINQ ASSOCIATIONS SYNDICALES

(Le 14 juin 2010) Dans le cadre des négociations de vos conventions collectives et de leur tronc commun, l’Alliance syndicale a annoncé qu’elle a accepté la demande de la FTQ‐Construction de se joindre à elle. Avec cette arrivée, l’Alliance parlera maintenant au nom de l’ensemble des associations représentatives présentes dans notre industrie. Une première dans l’histoire des relations du travail dans la construction au Québec!

L’arrivée de la FTQ‐Construction à l’Alliance est le prolongement d’une volonté déjà présente de faire une place à toutes les associations syndicales. Il y a quelques mois, l’Alliance avait d’ailleurs invité les syndicats de la FTQ‐Construction, qui représentaient plus de 65 % des travailleurs dans un métier, une spécialité ou une occupation, à négocier leurs conditions particulières. L’annonce d’aujourd’hui vient compléter ce désir partagé par vos associations de bien vous représenter.

L’intégration des représentants de la FTQ‐Construction dans le processus de négociations se fait dans l’harmonie et tient compte des avancées et des ententes conclues à ce jour aux tables de négociation.

TOUS UNIS POUR UNE MÊME CAUSE !
LE RENOUVELLEMENT DES CONVENTIONS COLLECTIVES!

À quelques jours du droit de grève, où les discussions en sont‐elles rendues?

Secteur résidentiel
L’APCHQ demeure sur ses positions, notamment en refusant de réduire l’écart entre le résidentiel lourd et léger, mais le dialogue n’est pas fermé. L’Alliance syndicale a demandé au ministre du Travail la nomination d’un conciliateur pour faciliter la poursuite des discussions, car nous croyons qu’il est toujours possible de conclure une entente raisonnable pour les travailleurs et les employeurs de ce secteur.

Secteur génie civil/voirie
Nous sommes encore loin d’un règlement, mais les discussions progressent avec l'Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ). Nous avons senti de leur part une certaine ouverture pour combler le sous‐financement du régime
de retraite, qui a enregistré un déficit de 1,9 $ milliards en 2009, mais en ce moment, ce sont les conditions de travail pour les chantiers, comme ceux de La Romaine, qui sont au cœur des pourparlers.

Secteurs institutionnel/commercial et industriel
Au cours des derniers jours, l’Alliance a senti poindre une lueur d’espoir pour un règlement dans le secteur institutionnel/commercial. Nous avons laissé entrevoir une certaine ouverture sur la flexibilité des heures de travail, un mécanisme tant réclamé par les employeurs. En contrepartie, l’Association de la construction du Québec (ACQ) a retiré quelques‐unes de ses demandes pour ce secteur.

Par contre, malgré le fait que ces avancées soient encourageantes, l’ACQ nous a clairement indiqué qu’aucune offre ne serait faite pour le secteur industriel. Or, l’Alliance ne signera jamais une entente pour les chantiers commerciaux et institutionnels sans en conclure une pour le secteur industriel. L’ACQ prétend qu’elle ne veut pas signer une convention collective dans ce secteur tant et aussi que l’Alliance n’acceptera pas de revoir les conditions de travail dans l’industrie lourde. Selon l’ACQ, les travaux reliés à la machinerie de production sont au cœur du problème. De notre côté, nous estimons que le secteur industriel ne se résume pas seulement à la machinerie de production et souhaitons fixer les conditions de travail reliées à la construction d’usines et autres bâtisses industrielles en même temps que celles qui seront conclues pour les travailleurs des trois autres secteurs de notre industrie. Il sera toujours temps de revoir les conditions de travail pour la machinerie de production quand le gouvernement du Québec aura redonné l’exécution de ces travaux aux travailleurs et employeurs de la construction.

De plus, l’ACQ refuse de régler la question des avantages sociaux (assurances et retraite) à la table du tronc commun tant et aussi longtemps qu’elle n’aura pas une entente dans les trois secteurs qu’elles représentent. Donc, pour l’instant, cette association patronale bloque tout règlement à la table du tronc commun.

Machinerie de production
Nous continuons nos démarches auprès du gouvernement du Québec pour faire en sorte que les travaux reliés à la machinerie de production soient à nouveau confiés aux travailleurs et employeurs de la construction, comme ils l’ont toujours été depuis plus de 40 ans. Les donneurs d’ouvrages, par exemple, Rio Tinto à l’usine QIT, à Sorel, doivent comprendre que les travailleurs de la construction ne feront pas les frais de leur politique de réduction de coûts afin d’enrichir leurs dirigeants par des primes astronomiques. Nous sommes déterminés à protéger les emplois de nos membres et de nos employeurs spécialisés. Nous avons déjà indiqué les ouvertures que nous étions disposés à faire sur certaines clauses dites non‐productives lors de discussions avec les donneurs d’ouvrage, c’est maintenant au ministre du Travail d’agir afin d’assujettir ces travaux à la loi sur la construction. L’expertise et le savoir‐faire des travailleurs de la construction dans ce domaine est connu et reconnu depuis toujours.

J’attends le signal ! J’attends le signal ! J’attends le signal !

Malgré la lenteur des discussions et la fin de la période de médiation depuis le 1er juin, l’Alliance syndicale garde bon espoir d’en arriver à une entente, mais il est possible que nous ayons besoin d’un coup de main de votre part.

Vos négociateurs ont besoin de savoir que vous êtes derrière eux et qu’en cas de besoin vous serez prêts à faire connaître votre volonté d’améliorer et de conserver des conditions de travail qui ont été durement gagnées au fil des ans.

Attendez le signal, soyez prêts! Portez tous ce message en apposant le nouvel autocollant de l’Alliance sur votre chapeau.

CHANGEMENT DE TAUX DE COTISATION SYNDICALE

31/05/2010 , Nouvelles,

Des changements de taux de cotisation syndicale à compter du 27 juin 2010.

FERBLANTIER:  le taux est de 50%  du taux horaire par
                               semaine plus 0,10$ pour chaque 
                               heure travaillée.

COUVREUR:      le taux est de 50% du taux horaire par
                              semaine plus 0,10$ pour chaque
                              heure travaillée, avec un maximum de
                              40 heures par semaine.


Résultats des votes

07/04/2010 , Nouvelles,

Informations à nos membres

Nous tenons à remercier les membres du local 116 d’avoir participés aux votes suivants: 

Voici les résultats des votes.

Mandat de grève

Dans le cadre de la négociation des quatre (4) conventions collectives dans l’industrie de la construction, nous avons fait la tournée de toutes les régions du Québec dans le but bien précis de tenir un vote pour donner ou non, le cas échéant, un mandat de grève au Conseil provincial (International).

 
Résultat du vote:

Pour : 165                                   Contre : 15


Augmentation du taux de cotisation syndicale

Dans le but de continuer à vous offrir tous les services auxquels vous avez droit et en tenant compte aussi de l’augmentation sans cesse croissante de des frais d’exploitation de votre syndicat, nous vous avons également, lors de cette tournée, demandé de vous prononcer sur une augmentation du taux de votre cotisation syndicale.

 
Résultat du vote :

Pour : 156                                   Contre : 24

LISTE DE DISPONIBILITÉ

30/03/2010 , Nouvelles,

Nous avons besoin de votre collaboration pour mieux gérer notre liste de disponibilité.

Lorsque vous êtes mis à pied, appelez-nous pour vous inscrire sur la liste.

Si, par contre vous retournez travailler, soit chez votre ancien employeur ou autre,  il faut également nous en informer afin que cette liste demeure la plus précise possible.

De cette façon le Local 116 continuera d'être le fournisseur numéro #1 des ferblantiers et couvreurs de la province de Québec.


ARTICLES PROMOTIONNELS

20/02/2009 , Nouvelles,

 
 
Nous avons présentement différents articles promotionnels à vendre:
- Kangourous
- T-shirts
- Casquettes.
 
Les kangourous et t-shirts sont disponibles avec notre logo Local 116 Inter COUVREURS et
avec le logo Local 116 Inter FERBLANTIERS .
 
 
 
 
 
 
Si vous êtes intéressés, parlez-en à vos représentants ou venez au Local vous les procurer.
 

MEDIC CONSTRUCTION - INFORMATION

23/01/2009 , Nouvelles,

Voici des liens pratiques pour les régimes Médic Construction:

Régime de Base

http://www.ccq.org/~/media/PDF/AvantagesSociaux/BulletinMedic/PU_48_13.pdf.ashx

 Régime des Couvreurs

http://www.ccq.org/~/media/PDF/AvantagesSociaux/BulletinMedic/PU_48_55.pdf.ashx

Régime des Ferblantiers

http://www.ccq.org/~/media/PDF/AvantagesSociaux/BulletinMedic/PU_48_54.pdf.ashx

Régime des Retraités

http://www.ccq.org/~/media/PDF/AvantagesSociaux/BulletinMedic/PU_48_60.pdf.ashx

Construire en Santé

http://www.ccq.org/L_MEDICConstruction/L10_ConstruireSante.aspx?sc_lang=fr-CA&profil=Travailleur

Carte Médic

http://www.ccq.org/L_MEDICConstruction/L06_CarteMEDICConstruction.aspx?sc_lang=fr-CA&profil=Travailleur

Formulaires

http://www.ccq.org/Formulaires.aspx?sc_lang=fr-CA&profil=Travailleur

 


Assemblée mensuelle St-Léonard


28-09-2010
19:00

4881, rue Jarry Est
salle 226, St-Leonard
(2 rues à l'est de Viau)


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